PubGazetteHaiti202005

Wideline Pierre: « ce sont des traîtres, des Conzé qui ont ouvert la frontière hier mardi à Ouanaminthe »

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Ce mercredi 29 novembre, la porte-parole du comité de la construction du canal d’irrigation sur la rivière Massacre, Wideline Pierre est intervenue à l’émission « Le Rendez-vous avec Volcy ASSAD » autour de l’ouverture de la frontière hier mardi à Ouanaminthe par des individus armés encagoulés. Qualifiant ces derniers « de traîtres et de Conzé », elle affirme qu’ils ont perpétré des actes de violence sur des journalistes « pour censurer quelques images ».


Une situation de tension régnait hier mardi 28 novembre 2023 à Ouanaminthe au niveau de la frontière où des individus armés encagoulés ont forcé la barrière, côté haïtien. Des journalistes auraient été bastonnés et empêchés de prendre certaines images. Certains membres de la population ont applaudi, alors que d’autres ont manifesté leur mécontentement.


Dans l’après-midi, les autorités locales ont réussi à reprendre le contrôle de la situation et procédé à la fermeture de la barrière mais ce qui s’est passé est dénoncé par la porte-parole du comité Wideline Pierre.

« C’est une tentative de certains se faisant passer comme des entrepreneurs », lance Wideline Pierre, invitée ce mercredi de l’émission « Le Rendez-Vous avec Volcy ASSAD ». Elle dénonce « ce groupuscule qui n’aide en rien la communauté de Ouanaminthe mais qui ne fait qu’améliorer leur capital avec les transactions commerciales sur le marché frontalier ».

Ces « entrepreneurs » ne sont pas de Ouanaminthe, dénonce Wideline Pierre qui précise que pour une décision pareille, ils auraient consulté la chambre de commerce de la région. Selon les dires de Mme Pierre, ces personnes qualifiées de « traîtres qui se disent des entrepreneurs de Ouanaminthe utilisent la contrebande pour faire fortune et utilisent leurs camions pour faciliter les transports de marchandises pour Caracol ».

L’incident produit hier à la frontière est perçu comme une honte pour Wideline Pierre qui croit mordicus que les responsables au niveau de la frontière et les agents de police sont complices. 


Par ailleurs, pour une reprise des relations commerciales entre la République dominicaine et Haïti, la porte-parole du comité revient sur les 7 conditions posées par la société civile à Ouanaminthe, à savoir:

«  La RD doit reconnaitre péremptoirement le droit d’usage de la République d’Haïti quant aux ressources en eau partagée. En cas d’inquiétude sur le mode d’utilisation d’une ressource partagée, une commission binationale sera créée dont les travaux feront objet d’un protocole d’accord ou convention.

La société civile recommande un rééquilibrage du marché binational. Aussi, ils exigent que l’État dominicain respecte les règles de déportation des Haïtiens entassés dans des cages suffocantes. Selon eux, les auteurs de maltraitance à l’encontre des migrants haïtiens et aussi les organisateurs de voyages clandestins, doivent être traduits en justice et leur condamnation largement publiée. Les actes de déportations doivent respecter les heures, les jours, les femmes enceintes, le domicile.

De plus, les étudiants haïtiens doivent bénéficier d’un visa d’étudiant pour toute la durée de leurs études, sans besoin de payer une taxe d’entrée mensuellement ou trimestriellement. Une commission d’audit international doit être créée pour examiner la délimitation géographique des deux États et en faire rapport à chaque Gouvernement.

En fin de compte, la société civile plaide pour une meilleure évaluation des marchandises en provenance de la République dominicaine et à destination d’Haïti. Leur qualité doit être attestée par ledit service dont copie du document peut être obtenue par tout ayant-droit »

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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