Lors de la présentation de sa première encyclique ce lundi 25 mai, le pape Léon XIV a demandé pardon pour le retard avec lequel l'Église avait condamné l'esclavage. Il "constitue une blessure dans la mémoire chrétienne."
Une déclaration historique du souverain pontife. Le pape Léon XIV a consacré une partie de sa première encyclique présentée ce lundi 25 mai à la question de l'esclavage et a demandé pardon pour le retard pris par l'Église pour prononcer une "condamnation formelle, absolue et universelle de l'esclavage."
L'Église a "longtemps toléré l'esclavage et, n'en étant venue qu'ensuite à le condamner de manière absolue", il s'agit "d'une blessure dans la mémoire chrétienne de laquelle nous ne pouvons nous considérer étrangers", écrit le pape américain dans "Magnifica Humanitas" (Humanité magnifique), texte de 130 pages où il alerte sur le risque de servitude de l'homme à l'intelligence artificielle.
Dans les pas de Léon XIII
Pour l'évêque de Rome, ce retard "constitue une blessure dans la mémoire chrétienne."
Lors de sa prise de fonction, le pape Léon XIV
avait expliqué le choix de son nom par sa volonté de s'inscrire dans les pas de Léon XIII, souverain pontife de 1878 à 1903, qui avait jeté les bases de la doctrine sociale de l'Église. C'est à ce pape que l'on doit en 1888, les premières encycliques qui ont condamné l'esclavage.
Avec BFMTV
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