Le président du Salvador, Nayib Bukele est offusqué suite à la disparition de quatre de ses compatriotes, membres de la Force de Répression des Gangs (FRG). Dans une publication sur son compte X, ce mercredi 21 octobre 2026, le président salvadorien a exhorté les gangs retenant ses compatriotes à les libérer sains et saufs.
Nayib Bukele a exprimé sa colère suite à la disparition de ses quatre compatriotes, membres de la FRG, à Santo, Croix-des-Bouquets depuis dimanche dernier. Il s’est adressé ce mercredi aux chefs et aux membres de gangs qui, selon lui, retiennent les quatre Salvadoriens en otage.
Il exige la libération immédiate de ses compatriotes et menace d’éliminer les chefs de gangs. Il a informé qu’une opération militaire a été lancée ce mercredi dans le but de les ramener sains et saufs chez eux.
Bukele a précisé que l’attaque menée contre les gangs aujourd’hui n’est rien comparée à ce qui arrivera si les quatre otages ne sont pas libérés.
« Ne prenez pas nos paroles pour des menaces sans fondement. Nous en avons déjà fini avec les gangs au Salvador, et nous pouvons en finir avec vous aussi », prévient le président salvadorien.
« Rendez-nous nos quatre compatriotes vivants et indemnes, et tout redeviendra comme avant l'enlèvement », a-t-il déclaré.
Selon le président salvadorien, ces quatre hommes ne sont pas des militaires, mais des techniciens aéronautiques faisant partie de la FRG.
Il a rappelé que leur contingent est composé uniquement de pilotes et de personnel technique dont la principale mission est d'effectuer des évacuations médicales et de sauver des vies, et non de faire la guerre.
Salvador autrefois, considéré comme l’un des pays, les plus dangereux, pacifié en 2022 par Bukele
Autrefois, le Salvador était considéré comme comme l’un des pays, les plus dangereux au monde. Faisant face une montée de violence des gangs, il a été pacifié en 2022 par le président salvadorien Nayib Bukele suite à une « guerre » lancée contre les gangs. Le 27 mars 2022, Nayib Bukele a décrété l’état d’urgence pour lutter contre les « maras » après qu’ils ont commis 87 meurtres pendant environ trois jours, selon Le Figaro.
Deux ans après, le ministre de la Sécurité Gustavo Villatoro a indiqué que 79 184 membres présumés de ces organisations ont été arrêtés.
« Avec le registre des arrestations que nous avons, nous pouvons dire que nous sommes à 75 % de ce que nous avions évalué et qu’il nous manque 25 % », a déclaré le ministre sur la chaîne de télévision TCS, selon un article de la presse .
D’après un bilan officiel des autorités salvadoriennes rapporté par La Presse, depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence en mars 2022, 8122 véhicules, 3965 armes à feu et 20 140 téléphones ont été confisqués par les autorités.
Pour l’année 2024, seulement 114 homicides avaient été enregistrés au Salvador, le bilan le plus bas de la récente histoire du pays.
En 2023, le président salvadorien avait fait une grande déclaration suite à la violence des gangs en Haïti. « Nous les avons effacés. Il faut faire la même chose en Haïti », a-t-il déclaré .
« Tous les experts ont déclaré qu'ils ne pouvaient pas être vaincus, car ils faisaient « partie intégrante de notre société », avait-il expliqué.
Il avait exprimé sa fierté suite aux résultats apportés contre la criminalité extrême dans son pays.
« Ils avaient tord. Nous les avons effacés », serait-il enorgueilli, avant de conclure qu’Il faut faire la même chose en Haïti.
Plus tard, Nayib Bukele s’était proposé pour résoudre le problème de l’insécurité en Haïti s’il obtenait l’autorisation du conseil de sécurité de l’ONU à l’aide d’une résolution, avec le consentement de l’Etat haïtien. Il avait demandé juste à ce que les frais de cette mission soient aussi couverts.
La FRG pleinement mobilisée à Croix-des-Bouquets
Entre temps, les opérations se poursuivent. Depuis la disparition des Salvadoriens, la Force de Répression des Gangs (FRG) est pleinement mobilisée à Croix-des-Bouquets. Hier, elle a annoncé la poursuite des opérations de recherche de ses quatre membres, originaires du Salvador pris dans une embuscade dans la zone de Santo.
Selon les premiers rapports cités dans un communiqué, plusieurs membres de gangs ont été tués et d'autres ont été blessés lors des affrontements.
La force étrangère a appelé une nouvelle fois les habitants de Santo ainsi que des zones environnantes à rester à l'intérieur de leur maison et d'éviter les zones où se déroulent les opérations.
Par Daniella Saint-Louis
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