PubGazetteHaiti202005

7 février J-3:- L'opposition trouve un accord mais ne parle toujours pas d'une seule voix

André Michel, le porte-parole du SDP

Alors que le leader de Pitit Dessalines a vendu la mèche en citant les trois noms de juges de la Cour de Cassation qui sont sur la liste pour remplacer Jovenel Moïse, le porte-parole du Secteur démocratique Me André Michel essaie de nuancer ce jeudi 4 février, à 3 jours de la date fatidique du 7 février 2021, marquant la fin du mandat constitutionnel de Jovenel Moïse, selon l’opposition et la majorité des secteurs de la vie nationale s’appuyant sur l’article 134-2 de la loi mère. Tout compte fait, le Comité de mobilisation pour le respect de la Constitution appelle à la mobilisation générale sur tout le territoire national pour forcer le président Jovenel Moïse à quitter le palais le 7 février 2021. 

Les juges de la Cour de cassation Wendelle Coq Thélot, Ivikel Dabrésil et Mécène Jean-Louis sont une courte liste et l'un d'entre eux devait être choisi comme le (la) président (e) de la Transition, si l'on en croit Moïse Jean-Charles qui a fait une fuite en avant mercredi le mardi 3 février. Me André Michel, porte-parole du Secteur démocratique continue de nourrir le mystère en signalant que jusqu'à date l'opposition n'a pas encore de nom sur la table. 

"Il n'y a pas encore de discussions autour de ces 3 juges. On sait que ces juges sont des symboles dans le pays. Me Coq est la seule femme juge à la Cour de cassation. Ivikel Dabrésil, le juge le plus jeune, Mécène Jean-Louis, le plus ancien juge à la Cour de cassation", a avancé Me André qui veut brouiller les pistes ou mettre un bémol à la déclaration de Moïse Jean Charles en informant que « le choix du président de la Transition peut se faire dans n’importe quelle autre instituion légalement constitué suivant ce qui a été dit dans l'accord ».

« Le choix du président peut se faire au niveau de la Cour de cassation tout comme dans n’importe quelle institution ou secteur si la personnalité est crédible », a laissé entendre l'avocat qui n'a pas démenti formellement la fuite en avant de l'ancien sénateur Moïse. 

Jour j moins 3 du 7 février, le Comité de mobilisation pour le respect de la Constitution continue d'appeler la population à manifester pour forcer le président Jovenel Moïse à quitter le pouvoir. 

Ledit comité félicite par ailleurs la reussite des deux journées de grêve et estime que la messe est déjà dite pour le poulain du PHTK. « La population adhère au mouvement de revendications », croit savoir Me André Michel, qui brandit la réussite des deux journées de grève. 

« Le débat sur la fin du mandat constitutionnel de Jovenel Moïse est terminé », lance l'homme de loi, applaudissant la prise de position du secteur protestant, la Fédération des barreaux d'Haïti, la Conférence épiscole d'Haïti sur la fin du mandat de Jovenel Moïse le 7 février 2021. 

« Le président a le seul choix de se rétirer au pouvoir pour éviter le chaos », dit-il appelant « à la poursuite de la bataille avec plus de force, de détermination, et d'énergie ».

Me André Michel en profite pour mettre en garde le directeur géneral ai de la Police nationale d'Haïti, Léon Charles contre «  toutes formes de répressions brutales ou de massacres sur le peuple haïtien lors des mouvements de protestations à venir ». 

« Le règlement de la police est clair: le policier n'a pas le droit d’exécuter un ordre manifestement illégal. Un homme avertit en vaut deux », prévient-il plus loin, invitant le chef de la PNH à accompagner les manifestants dans tout le pays. 

De son côté, le professeur Josué Mérilien garantit le peuple que cette lutte pour le départ de Jovenel Moïse est mondialisée. « À l'échelle mondiale, on parle du 7 février 2021. Plusieurs organisations ont apporté leur solidarité et rompent le silence autour de la situation. Plus de 40 pays supportent le mouvement de mobilisation et seront mobilisés devant leur ambassade », a informé le professeur Mérilien. Il en profite pour lancer « le mot d'ordre de la mobilisation et du déchoukay  en vue de trouver la libération du pays ». 

 

 

Par Michel Césaire

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