Ce lundi 8 février 2021, la région métropolitaine de Port-au-Prince se réveille sous un air de paralysie presque totale, le transport en commun fonctionne au ralenti, les activités commerciales sont en berne, les établissements scolaires gardent leurs portes fermées.
En effet, selon le rapport de nos reporters ayant sillonné les différentes artères de la région métropolitaine ce matin, le constat montre clairement que l’atmosphère de peur plane encore sur Port-au-Prince comme c’était le cas hier dimanche 7 février 2021.
Le transport en commun fonctionne au ralenti
Dans la matinée de ce lundi 8 février 2021, dans diverses artères de la région métropolitaine, notamment sur l’Auto-Route de Delmas et Champs-de-Mars, des pierres, des détritus, des branches d’arbres et des barricades dressées par des protestataires hier dimanche, jonchent encore le sol, ce qui rend difficile la circulation de quelques voitures observées dans les rues.
Les différentes grandes stations de Port-au-Prince étaient totalement vides jusqu’à ce matin, les bus qui assurent régulièrement la liaison entre Port-au-Prince et les diverses villes de province ont brillé par leur absence. A Portail Léogane, ainsi qu’au Carrefour de l’aéroport, même constat.
Les activités commerciales sont en berne
Ce lundi, dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, les activités commerciales sont au point mort. Les banques commerciales, les markets, les centres commerciaux, bref, la majorité des entreprises ont baissé leurs rideaux.
La plupart des stations à essence sont fermées.
Dans le secteur informel, les petits commerçants qui osent braver la peur sont très peu nombreux.
Les établissements scolaires gardent leurs portes fermées.
Par ailleurs, dans les zones sillonnées par nos reporters pas un seul élève en uniforme n’a été remarqué. Les établissements scolaires, les écoles professionnelles, les universités, entre autres, n’ont pas fonctionné.
La peur gagne les cœurs des citoyens
Un fait est certain, le pays fonce tout droit vers une crise politique sans précédent. L’opposition, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), ainsi que des forces vivent du pays ont constaté la fin du mandat de Jovenel Moïse le 7 février 2021, alors que le chef de l’État, fort du soutien de la communauté internationale, persiste et signe qu’il reste encore 12 mois à passer au pouvoir.
Ce lundi, la majorité des citoyens sont encore restés terrés chez eux par crainte d’être victimes de débordements qui peuvent subvenir à quel moment.
Par Kervens Adam PAUL
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