Dans un message partagé sur son compte X ce mardi 12 mai, le juriste Lacks-Guvens Cadette a exprimé de vives préoccupations concernant l’influence politique dans la mise en place de plusieurs Tribunaux de Première Instance créés par le décret du 24 septembre 2025. Il cite notamment les juridictions de Limbé, Ouanaminthe, Belladère, l’Île de la Gonâve et Saint-Raphaël.
S’appuyant sur l’article 173-2 de la Constitution du 29 mars 1987, le juriste rappelle que « nul tribunal, nulle juridiction contentieuse ne peut être établie qu’en vertu de la loi ». Selon lui, la création de juridictions relève exclusivement de la compétence du pouvoir législatif, estimant que l’absence actuelle du Parlement ne doit pas ouvrir la voie à des nominations politisées au sein du système judiciaire.
Lacks-Guvens Cadette dit être particulièrement préoccupé par les juridictions de Ouanaminthe et de Belladère, qu’il considère comme stratégiques dans la lutte contre la contrebande ainsi que le trafic d’armes et de munitions. Il affirme que des informations font état de tentatives de certains présumés contrebandiers et trafiquants d’imposer des Commissaires du gouvernement et des Substituts dans ces zones sensibles.
Le juriste a également attiré l’attention sur la situation du Tribunal de Première Instance de Mirebalais. Selon lui, cette juridiction fonctionne dans des conditions précaires, tandis que plusieurs dossiers transférés au cabinet d’instruction demeurent sans traitement.
Face à cette situation, Lacks-Guvens Cadette affirme avoir sollicité une intervention urgente du ministère de la Justice et de la Sécurité publique afin de garantir un processus de nomination transparent, de fournir un local fonctionnel au parquet de Mirebalais et de pourvoir le poste de juge d’instruction dans cette juridiction.
Wideberlin Sénexant
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