Marine Le Pen a été condamnée ce mardi 7 juillet par la cour d'appel de Paris à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national (FN).
Cette décision lui permet juridiquement d'être candidate pour l'élection présidentielle, puisque la cheffe de file de l'extrême droite avait commencé à purger sa peine d'inéligibilité avec exécution immédiate après sa condamnation en première instance en 2025.
Un an sous bracelet électronique
Seulement, la cour a également condamné Marine Le Pen à trois ans de prison dont un an sous bracelet électronique, alors que la cheffe des députés du Rassemblement national a assuré qu'elle ne se présenterait pas à l'Élysée dans ces conditions.
"S'il s'agit de m'autoriser à être candidate, mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible", a-t-elle déclaré sur LCI mercredi dernier, assurant encore: "Je ne peux pas dépendre d'un magistrat pour m'autoriser à aller faire un meeting à Romorantin ou aller sur un marché à Hénin-Beaumont".
En première instance, Marine Le Pen avait été reconnue coupable de détournement de fonds publics, écopant d'une peine de quatre ans de prison dont deux ferme, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire et 100.000 euros d'amende.
La justice l'avait alors reconnue coupable, ainsi que 24 anciens eurodéputés, assistants, expert-comptable et le FN, devenu RN, en tant que personne morale, d'avoir mis en place un "système" entre 2004 et 2016 pour payer des salariés du parti avec l'argent du Parlement européen pour un préjudice économique évalué au final à 3,2 millions d'euros.
En appel, en février 2026, le parquet avait requis une sanction similaire: quatre ans de prison, dont un ferme et cinq ans d'inéligibilité.
Marine Le Pen doit s'exprimer ce mardi au journal télévisé de 20 heures de la chaîne TF1 pour officialiser sa décision sur une candidature. Si elle ne se présente pas une quatrième fois à l'élection présidentielle, Jordan Bardella est censé représenter le RN. Pour l'instant, l'un comme l'autre sont les grands favoris du premier tour dans les sondages, avec un léger avantage pour le président du parti d'extrême droite.
Avec BFMTV
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