Une cérémonie interreligieuse organisée, le vendredi 4 septembre, à l’Université Quisqueya a permis de rendre hommage aux victimes des violences à Kenscoff et d’autres massacres perpétrés dans le pays. Alors que les familles continuent de subir les conséquences de ces violences, aucune communication claire du gouvernement ne permet encore de savoir quelles mesures concrètes sont envisagées pour accompagner les victimes et répondre aux besoins des communautés affectées.
La cérémonie, tenue à l’auditorium CCC de l’Université Quisqueya, a réuni des représentants de plusieurs confessions religieuses, des membres de la communauté universitaire ainsi que le maire de Kenscoff, Massillon Jean. Prières, témoignages et prises de parole ont marqué cette rencontre consacrée à la mémoire des personnes tuées. Les participants ont appelé à ne pas oublier les victimes et à renforcer les actions en faveur de la paix et de la sécurité.
Mais au-delà du recueillement, les inquiétudes demeurent vives. Des groupes armés sont toujours signalés dans certaines zones des hauteurs de Kenscoff, tandis que la population redoute de nouvelles violences. Dans ce contexte, les familles des victimes restent dans l’attente de réponses concernant les dispositions prises pour assurer leur sécurité, leur accompagnement et leur prise en charge. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas clairement présenté les mesures qu’il entend mettre en œuvre en faveur des victimes et des communautés touchées.
Pour les habitants de Kenscoff, l’hommage ne saurait constituer l’unique réponse aux massacres. Ils attendent des actes concrets, notamment en matière de sécurité, d’assistance aux familles touchées et de protection des populations. La cérémonie du 4 septembre aura ainsi remis au premier plan une double exigence : préserver la mémoire des victimes et obtenir des autorités des réponses précises sur les actions engagées afin d’éviter que de nouvelles tragédies ne viennent endeuiller la commune.
Arnold Junior Pierre
- Log in to post comments


