La candidature de Jean Ernest Muscadin à la présidence de la République se précise. Le commissaire du gouvernement de Miragoâne a confirmé, le 14 septembre 2026, son intention de prendre part à la prochaine présidentielle, alors que la période d’inscription des candidats est en cours. À l’issue de discussions, le Fòs Chanjman Nasyonal (FCN) a accepté de porter sa candidature. Sa situation administrative pourrait toutefois constituer un enjeu dans la suite de la procédure, au regard des exigences prévues par le décret électoral pour certaines catégories de responsables publics.
Dans une intervention relayée par Tripotay Lakay, Jean Ernest Muscadin a affiché sa détermination à se présenter malgré les éventuels obstacles. Il estime que le choix ultime doit revenir à la population. « C’est la population qui doit décider », a-t-il insisté en substance, affirmant sa volonté de poursuivre sa démarche malgré ceux qui chercheraient, selon lui, à l’entraver.
Cette déclaration intervient quelques jours après une première annonce du FCN. Le 12 septembre, lors d’une activité politique organisée à Delmas, le secrétaire général du parti, Jean Junior Rémy, dit « Moskino », avait indiqué que la formation souhaitait voir Muscadin porter ses couleurs à la présidentielle. Les discussions étaient alors toujours en cours.
À l’issue de ces échanges, le FCN a accepté la demande de Jean Ernest Muscadin et confirmé son choix comme candidat à la présidence de la République. Il devrait ainsi porter les couleurs de cette formation politique lors des prochaines élections.
La sécurité au cœur de son discours
Au-delà de l’enjeu électoral, Jean Ernest Muscadin accorde une place centrale à la situation sécuritaire du pays, particulièrement dans le Grand Sud. Il réaffirme sa volonté de lutter contre les groupes criminels et les auteurs d’actes de violence afin de permettre à la population de vivre et de travailler dans un environnement plus sûr.
Il plaide également en faveur d’une meilleure coordination avec la Police Nationale d’Haïti et appelle l’État à mettre à sa disposition les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Selon lui, la lutte contre l’insécurité doit aussi contribuer à protéger les activités économiques, les entrepreneurs, les investisseurs ainsi que les membres de la diaspora.
Le commissaire du gouvernement évoque par ailleurs les distinctions qu’il affirme avoir reçues pour son action et réitère son engagement en faveur de la sécurité.
Une situation administrative à clarifier
La confirmation de sa candidature intervient alors que la période d’inscription des candidats est en cours et doit se poursuivre jusqu’au 22 septembre, selon le calendrier évoqué par le Conseil Électoral Provisoire (CEP)
Le décret électoral prévoit des dispositions particulières pour certains responsables publics souhaitant se porter candidats. Selon l'un des points de l’article 153, les officiers du ministère public concernés doivent notamment satisfaire aux conditions de démission prévues par le texte et présenter, lors du dépôt de leur dossier, une copie notariée de leur lettre de démission accompagnée de l’avis de réception de leur institution.
En sa qualité de commissaire du gouvernement de Miragoâne, Jean Ernest Muscadin est directement concerné par cette disposition. La conformité de son dossier aux exigences légales sera donc un élément important à surveiller durant cette période d’inscription.
En sa qualité de commissaire du gouvernement de Miragoâne, Jean Ernest Muscadin devra donc s’assurer que son dossier répond à l’ensemble des conditions prescrites par le cadre électoral en vigueur. L’appréciation définitive de sa conformité et de la recevabilité de sa candidature reviendra aux instances électorales compétentes.
Cette étape du processus intervient par ailleurs dans un contexte où des discussions portent sur d’éventuelles modifications du décret électoral et où plusieurs aspirants candidats font état de difficultés dans l’obtention de certaines pièces nécessaires à la constitution de leurs dossiers.
Le FCN mise sur Muscadin
Le FCN affirme avoir satisfait aux conditions requises pour participer au processus électoral, notamment à travers l’inscription de 30 000 membres. Lors de son activité organisée à Delmas, le parti avait déjà présenté plusieurs de ses candidats, dont Meggie Petit Maître et Dory Vilfranche Lalanne pour la mairie, ainsi que Mithonn Pierre pour la députation.
Avec Jean Ernest Muscadin comme candidat à la présidence, le FCN se dote désormais de son principal porte-étendard pour la prochaine compétition électorale. Cette désignation ajoute ainsi une nouvelle candidature au paysage politique en recomposition à l’approche du scrutin.
La prochaine étape devrait être celle du dépôt, puis de l’examen du dossier de Jean Ernest Muscadin par les autorités électorales compétentes. Entre le démarrage des inscriptions, les éventuelles modifications du décret électoral, les difficultés signalées par certains candidats dans la constitution de leurs dossiers et les exigences administratives auxquelles Muscadin devra répondre, sans compter les interrogations qui persistent sur la tenue effective des prochaines élections, les prochains jours s’annoncent décisifs tant pour les candidatsque pour l'électorat. Ils seront, à n’en pas douter, scrutés à la loupe.
Par Wideberlin SENEXANT
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