PubGazetteHaiti202005

À son retour de l’ONU, Alix Didier Fils-Aimé présente son bilan et exige la concrétisation des engagements sécuritaires

.

De retour à Port-au-Prince après cinq jours à New York, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a dressé le bilan de sa participation à la 81e Assemblée générale des Nations Unies. Devant la presse, il a mis l’accent sur l’appui international en matière de sécurité, l’organisation des élections, la relance économique et le développement de partenariats avec plusieurs pays, dont le Qatar, le Ghana, le Rwanda et le Canada.

La situation sécuritaire a occupé une place centrale dans son plaidoyer. Le chef du gouvernement a appelé à la concrétisation des engagements internationaux pris en faveur d’Haïti. Les autorités réclament le déploiement effectif des 5 500 membres prévus au sein de la Force de répression des gangs (FRG), ainsi que la mise à disposition des équipements et des moyens logistiques nécessaires. Pour Alix Didier Fils-Aimé, les promesses doivent désormais se traduire par des résultats concrets sur le terrain.

Auprès de ses interlocuteurs internationaux, il a également défendu les principales priorités de son administration : rétablir la sécurité, créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles et favoriser le retour à l’ordre constitutionnel. Il a par ailleurs établi un lien entre la stabilisation du pays et la création d’opportunités économiques, particulièrement pour les jeunes. Selon lui, l’accès à l’emploi et aux activités génératrices de revenus peut contribuer à réduire l’attractivité de la violence armée.

La mission a été ponctuée de plusieurs rencontres bilatérales. Avec le Bangladesh, la délégation haïtienne a discuté du déploiement annoncé de personnels appelés à soutenir les efforts de stabilisation en Haïti. Les discussions ont porté sur les contraintes logistiques et les conditions nécessaires à leur arrivée effective sur le terrain.

Avec le Rwanda, les discussions ont concerné la formation militaire et le renforcement des capacités des Forces armées d’Haïti. Le Canada a, pour sa part, annoncé une contribution additionnelle de 25 millions de dollars en faveur du pays. Les entretiens avec les autorités canadiennes ont porté sur la justice, les élections, la situation humanitaire et les efforts visant à rétablir un environnement plus stable.

La relance économique a constitué un autre volet de la mission. Avec le Qatar, Alix Didier Fils-Aimé a abordé les possibilités d’investissements directs, dans la perspective d’attirer de nouveaux capitaux et de favoriser la création d’emplois.

La délégation haïtienne a par ailleurs mis en avant les enjeux de coopération régionale et de développement. Haïti a signé avec la CARICOM l’Accord multilatéral sur les services aériens (MASA), destiné à améliorer la connectivité régionale, à faciliter la circulation des personnes et des marchandises et à stimuler les échanges commerciaux.

Sur le plan environnemental, les autorités haïtiennes ont plaidé pour un accès accru aux financements internationaux afin de mieux répondre aux conséquences du changement climatique.

Avec le Ghana, le chef du gouvernement a réaffirmé le soutien d’Haïti aux démarches relatives à la restitution et aux réparations historiques. Il a souligné l’importance de cette question dans le rapprochement entre Haïti, le continent africain et ses partenaires internationaux.

Au terme de son déplacement, Alix Didier Fils-Aimé a présenté une mission articulée autour de plusieurs priorités : la stabilisation du pays, les élections, la relance économique, la coopération régionale, le climat et les enjeux de justice historique. Son principal message à son retour reste toutefois la nécessité de transformer les engagements pris par les partenaires internationaux en actions concrètes en faveur d’Haïti.

 

 

 

Par Arnold Junior Pierre

Category

Politique

Culture

Economie

Sport