À l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, célébrée le 23 avril 2026, la Direction Nationale du Livre (DNL) et le Bureau Haïtien du Droit d’Auteur (BHDA) ont lancé une semaine d’activités à Port-au-Prince, en présence d’un public largement composé d’élèves venus de différentes écoles de la capitale. Cette initiative vise à sensibiliser la population sur l’importance de la propriété intellectuelle, notamment dans les secteurs de la culture et du sport.
Les responsables des deux institutions ont rappelé que le droit d’auteur protège les œuvres en tant que biens immatériels, distincts des biens matériels. Toute utilisation d’une œuvre à des fins commerciales nécessite l’autorisation préalable de son créateur, sous peine de sanctions prévues par la loi haïtienne, notamment le Code pénal, qui assimile certaines violations à des actes de contrefaçon. Selon Me Maxène Dorcéan, le droit d’auteur s’inscrit dans une branche plus large, la propriété intellectuelle, elle-même rattachée au droit des affaires. Il précise qu’il s’agit d’une protection légale accordée par la loi à tout créateur.
Les discussions ont également porté sur le secteur sportif, considéré comme un domaine nécessitant davantage de structuration et de professionnalisation. Selon l’économiste Kesner Pharel, la protection des éléments liés aux clubs sportifs, tels que les logos, les visuels ou les contenus de diffusion, relève à la fois du droit d’auteur et de la propriété industrielle. Il encourage les organisations sportives à mieux formaliser leurs actifs et à recourir à des contrats écrits pour encadrer la diffusion des matchs et des contenus associés.
Enfin, la semaine de la propriété intellectuelle se poursuit à travers plusieurs activités dans le pays, notamment des expositions, des ateliers universitaires et des initiatives dans les Centres de Lecture et d’Animation Culturelle. Malgré un contexte national difficile, les autorités estiment que cette démarche constitue un pas important vers une meilleure reconnaissance des droits des créateurs et une structuration progressive des industries culturelles et sportives en Haïti.
Par Arnold Junior Pierre
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