Le coordonnateur national du parti politique UNIR Clarens Renois sur radio télé galaxie ce jeudi 10 avril 2025, a exprimé de sérieuses réserves quant à l’implication des agents de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP) dans la lutte contre les gangs armés. Il appelle à la prudence et demande des enquêtes sur chaque membre de cette unité avant toute intégration au sein des forces armées. Clarens Renois a insisté sur le fait qu'il fallait éviter que des éléments douteux infiltrent les forces de sécurité. Il y va de la crédibilité de l’État et de l’efficacité de l’action contre les gangs.
L’urgence ne doit pas justifier l’improvisation. Il considère qu’une telle mesure, sans filtrage ni contrôle approfondi, pourrait se retourner contre l’État haïtien et compliquer davantage la crise sécuritaire, dit-il.
Le dirigeant politique pointe également du doigt l’incapacité du Conseil présidentiel de transition à répondre aux attentes urgentes de la population, notamment en matière de sécurité. Renois déplore que l’organe nouvellement formé n’ait pas réussi à rassurer la population ou à proposer des actions concrètes face à la montée de la violence.
La situation sécuritaire, selon le chef numéro un de l'UNIR, est si dégradée que l’organisation d’élections à la fin de l’année 2025 paraît illusoire. Il évoque la progression constante des groupes armés, qui continuent de s’emparer de nouvelles zones du pays, rendant toute logistique électorale presque impossible.
Face à ces constats alarmants, Clarens Renois appelle à la formation d’une nouvelle équipe de transition « plus crédible et plus compétente, capable de conduire le pays jusqu’au 7 février 2026 », date prévue pour l’installation d’un nouveau gouvernement. Il propose une gestion concertée et inclusive, éloignée des intérêts partisans et marquée par un fort engagement pour la sécurité et la gouvernance. « Il faut éviter un nouveau vide de pouvoir en 2026. Seule une équipe resserrée, honnête et déterminée pourra remettre Haïti sur les rails », conclut le chef du parti UNIR, signataire de l’accord du 3 avril ayant abouti à l’établissement du conseil présidentiel de transition. Depuis, plusieurs autres acteurs politiques, tels que les Engagés pour le Développement ( EDE) et l’accord Montana ont pris leurs distances avec le pouvoir en place pour « absence de résultats », particulièrement en matière de sécurité.
Arnold Junior Pierre
- Log in to post comments


