L’ancien conseiller-président Smith Augustin a été auditionné ce lundi 29 juin 2026 à la Cour d’appel de Port-au-Prince dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse.
Smith Augustin a été entendu par le juge d’instruction Denis Cyprien.
Son avocat, Me Mario Delcy, a indiqué que l’audition s’était déroulée dans de bonnes conditions et que son client avait répondu à toutes les questions de la justice.
Il a précisé que son client avait été entendu à titre de témoin. Selon lui, l’ancien ambassadeur d’Haïti en République dominicaine est un homme respectueux et ne saurait, en aucun cas, être considéré comme un inculpé.
À l’époque, Smith Augustin occupait les fonctions d’ambassadeur d’Haïti en République dominicaine.
Interrogé sur les rumeurs selon lesquelles des ressortissants colombiens arrêtés dans le cadre de l’assassinat de Jovenel Moïse seraient passés par le consulat d’Haïti en République dominicaine et que des sommes d’argent y auraient été décaissées, Me Delcy a affirmé que son client avait répondu à toutes les questions que le juge avait jugé nécessaires de lui poser.
Le dossier de l’assassinat du 58e président de la République d’Haïti, tué dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 en sa résidence privée à Pèlerin 5, se poursuit devant la justice haïtienne.
Toutefois, aux États-Unis, quatre hommes du sud de la Floride ont été reconnus coupables en mai 2026 d’avoir conspiré en vue de kidnapper ou d’assassiner le président haïtien Jovenel Moïse.
Selon le Miami Herald, Arcángel Pretel Ortiz et Antonio « Tony » Intriago, propriétaires des sociétés Counter Terrorist Federal Academy et Counter Terrorist Unit Security, basées à Doral et connues collectivement sous le nom de CTU, ont été condamnés aux côtés de James Solages, employé de CTU, et de Walter Veintemilla, un courtier hypothécaire de la région de Broward, que les procureurs accusent d’avoir contribué au financement du complot.
Les quatre hommes étaient accusés d’avoir planifié, depuis le sud de la Floride, le recrutement d’un groupe d’anciens militaires colombiens dans le but de renverser violemment le président haïtien dans le cadre d’un projet de coup d’État. Selon les procureurs américains, ce projet aurait ensuite évolué, quelques semaines avant les faits, vers un plan visant à assassiner Jovenel Moïse.
Par: Daniella Saint-Louis
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