Dans une conférence de presse ce jeudi 11 mars 2021, le responsable du bureau des avocats internationaux (BAI) Mario Joseph a livré ses inquiétudes face à la gangsterisation du pays qui, selon lui, hypothèque le respect de la liberté d’expression et individuelle. Parallèlement, l’avocat salue le comportement des policiers qui ont sécurisé la manifestation du 7 mars dernier contre le kidnapping, tout en déplorant certains incidents regrettables survenus.
Le climat d’insécurité, avec la montée vertigineuse des bandes armées en Haïti qui plonge toute une société dans une situation de peur, ne cesse d’inquiéter les organismes de droits humains. C’est le cas pour le dirigeant du bureau des avocats internationaux, Mario Joseph qui croit qu’ il s’agit d’une manœuvre du pouvoir en place pour affaiblir les mobilisations générales à travers le pays. « La gangstérisation de la zone métropolitaine est faite dans l’optique d' empêcher les citoyens de s’exprimer », avance Mario Joseph en mentionnant certains lieux comme, Bel-Air, Saint Jean Bosco ( La Saline) où des membres de la population ont connu des moments douloureux avec des massacres, perpétrés par « des gangs accusés proches du régime en place. »
« Le gouvernement réduit les espaces de mobilisation pour empêcher la population de revendiquer », lance Monsieur Joseph qui invite les autorités policières à prendre les décisions nécessaires pour remédier à cet état de fait.
Manifestation du 7 mars, le BAI dresse un rapport d’observation
D’après le bureau des avocats internationaux , des observateurs légaux avaient pris place à la manifestation du 7 mars dernier en vue de constater le comportement des policiers devant assurer la protection des manifestants. « Contrairement aux autres manifestations, la police nationale d’Haïti s’est montrée clémente lors de la manifestation du 7 mars 2021 organisée dans le but de dénoncer l’assassinat crapuleux du docteur Ernst Pady », a constaté Mario Joseph en relatant également plusieurs incidents survenus lors de cette mobilisation qui ont soudainement entraîné, selon lui, le découragement de quelques manifestants.
Au niveau du Champ de mars, le bureau des avocats internationaux estime que la police avait fait usage abusif de gaz lacrymogène. « Ce n’était n’était pas nécessaire face au caractère pacifiste de la mobilisation, estime-t-il.
Par Daniel Zéphyr
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