PubGazetteHaiti202005

Sécurité et élections : l’OIF appelle à un consensus national 

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Dans un communiqué  publié  le 10 février 2026, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a appelé  les acteurs politiques  nationaux  à trouver un consensus en vue de permettre le rétablissement de la stabilité et la tenue des élections générales en Haïti. 

L’OIF dit observer avec préoccupation que «  la fragmentation et les divisions persistantes de la classe politique nationale n’ont pas permis, à ce stade, de faire émerger un consensus suffisamment large et inclusif ». Soulignant l’importance d’une telle entente, elle appelle les différents  acteurs politiques  à  trouver un consensus national en faveur de la stabilité et l’organisation  des élections. L’organisation a réitéré son soutien au déploiement  de la Force de Répression des Gangs (FRG).


L’OIF invite les dirigeants  politiques « à s’en servir des leçons du passé, récent comme plus ancien, à dépasser leurs différends ainsi que leurs intérêts personnels et partisans, et à prioriser l’intérêt supérieur du pays et du peuple haïtien». 

Elle constate qu’ « en l’absence d’un accord, le pouvoir est assuré depuis le 7 février 2026 par le Conseil des ministres, présidé par le Premier ministre Alix Didier  Fils-Aimé ».

La passation du pouvoir au premier ministre  le 7 février dernier a été saluée par la communauté  internationale, l'encourageant  à travailler pour rétablir l’ordre et la paix dans le pays.


Dès sa prise de fonction, un conseil des ministres s’est tenu et plusieurs décisions importantes ont été prises, notamment la révocation du ministre des Finances, Alfred Fils Metellus et la nomination de cartels intérimaires dans plusieurs communes de la région métropolitaine.


Fils-Aimé bénéficie du plein soutien de la communauté  internationale. Cela lui a permis d’éviter une révocation à deux semaines de la fin de mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) suite à une résolution signée par cinq de ses membres. En représailles, des sanctions de restrictions de visa ont été prises contre des conseillers-présidents et un membre du gouvernement par les États Unis. 

 


Par: Daniella Saint-Louis

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